Encore des hausses en 2012
MONTRÉAL | Le marché immobilier québécois devrait à nouveau s’apprécier plus rapidement que l’inflation en 2012 malgré une hausse remarquable depuis une dizaine d’années.
JEAN- FRANÇOIS CLOUTIER
Le Journal de Québec
C’est du moins ce qu’affirme la Fédération des chambres immobilières du Québec ( FCIQ) dans ses Perspectives 2012 du marché résidentiel au Québec publiées hier.
Pour 2012, la FCIQ prévoit des augmentations de 3 % pour les maisons individuelles, dont le prix médian devrait atteindre 223 000 $ au Québec.
Dans la grande région de Montréal, le prix médian d’une maison individuelle devrait aussi grimper de 3 % pour s’établir à 273 000 $.
Du côté de la revente, on prévoit une augmentation de 2 % du nombre de transactions, à 79 000 $, comparativement à une baisse de 3 % en 2011.
Pas de bulle
Il n’y aurait toutefois pas de bulle dans le marché québécois, contrairement à ce que certains suggèrent, a expliqué Paul Cardinal, directeur, analyse du marché, à la FCIQ, au cours d’une allocution prononcée hier à l’occasion de la publication des Perspectives.
M. Cardinal a souligné qu’en tenant compte des taux d’intérêt extrêmement bas en vigueur, le pouvoir d’achat d’un acheteur sur le marché immobilier était plus élevé qu’en 1980.
Selon lui, le marché est dans une situation équilibrée, qui reflète la capacité de payer des acheteurs.
Tant et aussi longtemps que les taux resteront bas, estime M. Cardinal, il n’y aura pas de corrections significatives ni de baisses de prix généralisées.
« Le taux d’effort des acheteurs n’est pas plus élevé qu’en 1980. Il est même moins élevé qu’à certaines périodes depuis 30 ans. Si vous regardez les statistiques, vous constatez que les gens allouent une part moindre de leur budget au logement qu’au début des années 90 », a-t-il dit.
Baisses locales possibles
Dans ses Perspectives, la FCIQ souligne toutefois que des baisses locales pourraient se produire. Ainsi, dans la région de Laval et sur la Rive-nord, elle prévoit que le marché de la copropriété deviendra à l’avantage des acheteurs.
Le marché résidentiel devrait aussi se rééquilibrer sur la Rive-sud, alors que des augmentations de prix plus fortes sont à prévoir sur l’île de Montréal.
De façon générale, des augmentations de prix un peu plus faibles sont à envisager pour la copropriété que pour la maison unifamiliale.
À moyen terme, l’augmentation des taux d’intérêt n’augure toutefois rien de bon pour les prix de l’immobilier, a admis M. Cardinal, dans la mesure où il deviendra beaucoup plus coûteux pour les acheteurs d’acquérir une maison aux prix actuels.


