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SELON BMO

Pas de bulle immobilière au pays

MONTRÉAL | ( Agence QMI) L’effervescence du marché immobilier canadien devrait connaître un ralentissement et non une correction, selon un rapport spécial publié, hier, par la direction des études économiques de BMO.

L’économiste en chef de l’institution, Sherry Cooper, croit d’ailleurs que le marché de l’habitation est un ballon et non une bulle.

« À l’exception de quelques régions, les évaluations restent seulement modérément élevées dans le pays, particulièrement lorsqu’on tient compte des faibles taux d’intérêt, de la démographie, des coûts de construction, de la réglementation en matière d’affectation des sols et de l’afflux de capitaux étrangers » , a dit Mme Cooper dans un communiqué publié à l’occasion de la diffusion du rapport.

BMO, dans son rapport, reconnaît toutefois qu’avec des prix élevés, le risque d’une correction importante en cas de choc est réel. Ces chocs peuvent être « une montée en flèche des taux d’intérêt, une grave récession ou des investissements étrangers en perte de vitesse » , indique le document. Une correction marquée est toutefois peu probable en l’absence de tels déclencheurs.

Ballon dégonflé

« Tandis qu’une bulle éclate toujours, un ballon se dégonfle souvent lentement en l’absence d’une épingle. Dans la plupart des régions, lorsque les évaluations ne sont que modérément élevées, l’air devrait s’échapper lentement » , a dit Mme Cooper.

BMO ajoute que le taux d’endettement des ménages canadiens n’est pas aussi inquiétant que certains observateurs le prétendent. Les Canadiens sont loin de la situation qui était celle des Américains au sommet de la bulle immobilière, souligne le rapport.

« Même aujourd’hui, après quatre années de désendettement aux États- Unis, les ratios d’endettement des ménages sont moins élevés au Canada » , a précisé Sherry Cooper.

Encore des hausses en 2012

MONTRÉAL | Le marché immobilier québécois devrait à nouveau s’apprécier plus rapidement que l’inflation en 2012 malgré une hausse remarquable depuis une dizaine d’années.
JEAN- FRANÇOIS CLOUTIER
Le Journal de Québec

C’est du moins ce qu’affirme la Fédération des chambres immobilières du Québec ( FCIQ) dans ses Perspectives 2012 du marché résidentiel au Québec publiées hier.

Pour 2012, la FCIQ prévoit des augmentations de 3 % pour les maisons individuelles, dont le prix médian devrait atteindre 223 000 $ au Québec.

Dans la grande région de Montréal, le prix médian d’une maison individuelle devrait aussi grimper de 3 % pour s’établir à 273 000 $.

Du côté de la revente, on prévoit une augmentation de 2 % du nombre de transactions, à 79 000 $, comparativement à une baisse de 3 % en 2011.

Pas de bulle

Il n’y aurait toutefois pas de bulle dans le marché québécois, contrairement à ce que certains suggèrent, a expliqué Paul Cardinal, directeur, analyse du marché, à la FCIQ, au cours d’une allocution prononcée hier à l’occasion de la publication des Perspectives.

M. Cardinal a souligné qu’en tenant compte des taux d’intérêt extrêmement bas en vigueur, le pouvoir d’achat d’un acheteur sur le marché immobilier était plus élevé qu’en 1980.

Selon lui, le marché est dans une situation équilibrée, qui reflète la capacité de payer des acheteurs.

Tant et aussi longtemps que les taux resteront bas, estime M. Cardinal, il n’y aura pas de corrections significatives ni de baisses de prix généralisées.

« Le taux d’effort des acheteurs n’est pas plus élevé qu’en 1980. Il est même moins élevé qu’à certaines périodes depuis 30 ans. Si vous regardez les statistiques, vous constatez que les gens allouent une part moindre de leur budget au logement qu’au début des années 90 », a-t-il dit.

Baisses locales possibles

Dans ses Perspectives, la FCIQ souligne toutefois que des baisses locales pourraient se produire. Ainsi, dans la région de Laval et sur la Rive-nord, elle prévoit que le marché de la copropriété deviendra à l’avantage des acheteurs.

Le marché résidentiel devrait aussi se rééquilibrer sur la Rive-sud, alors que des augmentations de prix plus fortes sont à prévoir sur l’île de Montréal.

De façon générale, des augmentations de prix un peu plus faibles sont à envisager pour la copropriété que pour la maison unifamiliale.

À moyen terme, l’augmentation des taux d’intérêt n’augure toutefois rien de bon pour les prix de l’immobilier, a admis M. Cardinal, dans la mesure où il deviendra beaucoup plus coûteux pour les acheteurs d’acquérir une maison aux prix actuels.

Une hypothèque avec remise en argent, est-ce une bonne affaire?
14 octobre 2011 – Ghislain Larochelle| Coach & Expert Immobilier

Une hypothèque avec remise en argent est une arme à double tranchant

Une main te remet de l’argent à la signature et l’autre t’enlève un gros profit de tes poches chaque année. Désolé de commencer si brusquement, mais c’est la réalité et je vais tenter de vous expliquer pourquoi par cet article.

Une hypothèque avec remise en argent (cash back mortgage) est une stratégie utilisée par les banques comme incitatif afin qu’un emprunteur signe sur la ligne au bas de la page. Au moment de la signature, vous recevez donc un chèque en bonus pour avoir accepté leur offre. J’ai vu des cas qui offraient jusqu’à 7% au cours des dernières années. Le taux de remise est présentement aux alentours de 1 à 5%, dépendamment du nombre d’années sur lequel s’échelonne l’hypothèque. Les acheteurs peuvent utiliser ce montant à leur gré; il n’y a aucune restriction.

Avantages

» Aide les gens qui achètent leur première maison à payer les frais initiaux.
» Aide les investisseurs à effectuer des rénovations dans leurs immeubles.
» Quand un emprunteur n’a plus de liquidité, après avoir déposé une mise de fonds, et qu’il doive utiliser ses cartes de crédit à 20% d’intérêt pour acheter des biens indispensables lorsqu’il devient propriétaire.

Désavantages

» Le taux d’intérêt de l’hypothèque sera plus élevé pour compenser ce bonus.
» Si vous renégociez votre hypothèque avant la fin du terme, vous devrez rembourser une partie du cadeau, même si votre taux d’intérêt était plus élevé.
» Si vous assumez une hypothèque sur l’immeuble que vous achetez et que vous décidez de ne pas vous rendre à terme, vous devrez rembourser le bonus du départ, même si ce n’est pas vous qui l’avez eu, et ce en proportion du terme restant. OUCH!
» Au bout du terme, le bonus aura coûté plus cher à vos poches que si vous n’aviez rien reçu du tout…

Exemple de calcul sur une hypothèque 100 000$ pour un terme de 25 ans

» Taux présentement avec remise en argent 5 ans = 5.19%
» Taux présentement sans remise en argent 5 ans= 3.90%
» Différence de 1.29%

Les paiements du premier taux seront de 592.47$ par mois tandis que le deuxième sera de 520.61$, une différence appréciable de 71.86$ par mois. Au bout de 5 ans, vous aurez payé 24 318$ d’intérêt avec le taux de 5.19%, tandis que l’autre serait seulement de 18 138$. Vous avez donc payé 6180$ pour le 5000$ de remise en argent qui vous a été donné. De plus, avec le taux de 3.90%, vous aurez réduit votre prêt hypothécaire de 1868$ de plus qu’avec le taux de 5.19%. Est-ce que ce cadeau de 5000$ vaut vraiment la peine de cette différence de 8048$ après 5 ans? À vous de me le dire…

Dans la vie, rien n’est gratuit. Oups! Ce n’est pas tout à fait vrai, certaines choses sont gratuites dans la vie, mais certainement pas les remises en argent de ces hypothèques. Vérifiez toujours et menez une enquête sérieuse sur ce qui vous est proposé et posez les bonnes questions.

Avez-vous vécu de bonnes ou de mauvaises expériences avec une remise en argent qui pourraient être intéressantes pour nos lecteurs?

Racontez nous votre histoire ou faites vos commentaires. Il me fera plaisir de vous lire à ce sujet et d’y répondre.

Aménagement Garderie

Pour bien se développer, les enfants doivent pouvoir courir, jouer et s’exprimer librement.

Design

Des espaces ouverts agrémentés de plantes non toxiques laissent le champ libre aux activités ludiques sans danger pour les enfants. De mise aussi, l’ambiance colorée se matérialise par des végétaux arborant des couleurs primaires telles des fleurs rouges et des plantes au feuillage jaune et bleu, qui changeront au gré des saisons. Respectant le thème de cet aménagement particulier, des végétaux aux feuillages bleutés (Helictotrichon) et fleurs blanches (Campanule) symbolisant les flots de la mer occupent les abords des structures de jeux en forme de bateau. Enfin, des végétaux souples (Salix, Helictotrichon, Miscanthus, Hemerocallis) valsent au souffle du vent.

Conseils

Une aire de jeu extérieure doit être pensée en fonction des besoins et de l’âge des enfants. Relier les aires d’activités au moyen d’allées facilitera l’intervention des adultes.

La sécurité est essentielle. L’aire de jeu et les équipements extérieurs devront respecter la norme Aires et équipements de jeu de l’Association canadienne de normalisation, communément appelée norme CSA. Cela évitera bien des incidents.

Les fruits, les fleurs, le feuillage, voire les racines, de certaines plantes peuvent être toxiques. Vous pouvez vous référer à la liste établie par la norme CSA afin d’éviter d’utiliser des végétaux toxiques dans votre aménagement.

Les plans d’eau et les changements abrupts de niveau ne sont pas recommandés. Des garde-corps et des barrières assureront une protection minimale. De plus, une bonne épaisseur de matériau amortisseur atténuera les chutes éventuelles et une clôture périphérique opaque atténuera le bruit.

Entretien

Afin de prévenir les accidents, il est primordial d’inspecter régulièrement, d’entretenir et de réparer les équipements, voire remplacer à temps ceux qui sont défectueux. Un boulon qui se desserre, un rebord qui dépasse peuvent parfois devenir une saillie et causer des blessures aux enfants.

Qu’il s’agisse de sable à béton, de gravier rond, de fibres de bois ou de produits synthétiques, un matériau peut se compacter avec le temps, au point de ne plus être aussi performant. Raclez pour favoriser l’oxygénation, et ajoutez plus de matériau au besoin afin d’offrir un coussin suffisamment épais pour amortir les chocs.

Jouer dans un bac à sable est une activité qui fascine toujours les enfants, particulièrement ceux en bas âge. À la fin de chaque journée, pensez à couvrir le bac avec un filet pour éviter que le sable s’envole ou qu’il soit souillé par des déjections d’animaux. Une autre solution à pratiquer régulièrement consiste à désinfecter le sable à l’eau javellisée et à enlever les solides.

Un duplex s’ouvre à la lumière

2011-09-26 00:00:02

Un ancien duplex a vu son espace s’ouvrir à la lumière… venue du ciel!

POUR EN SAVOIR PLUS
- Une salle d’eau pour les enfants
- Des armoires de cuisine modernisées

Un ancien duplex a vu son espace s’ouvrir à la lumière… venue du ciel!

L’arrivée du benjamin a incité Noémie et Nicolas à convertir leur duplex du quartier Villeray à Montréal, dont ils habitaient le rez-de-chaussée, en une résidence unifamiliale.

«Nous aimions cette maison et nous tenions à en préserver l’âme tout en l’adaptant à nos besoins», explique Noémie. Son rêve? Réunir la famille en un lieu central où, avec leurs fils Louis et Simon, Nicolas et elle partageraient un hobby: préparer de bons plats. «La maison est construite autour de la cuisine pour cette raison», poursuit la jeune publiciste.

Voir les photos de Un duplex s’ouvre à la lumière

Ouvrir l’espace à l’horizontale et à la verticale afin d’optimiser les volumes et la lumière a été l’axe du projet. C’est en observant le minuscule lanterneau de la salle de bains de l’étage que le designer Francis Rollin, de l’Atelier 3/4 fort, a imaginé l’agrandir pour en faire un vaste puits de lumière sous lequel se déplie un escalier flottant.

«Nous travaillons à rendre les espaces lumineux dans des boîtes longues et sombres», commente le designer assisté à la réalisation par Éloi Ménard. Résultat de cette percée prodigieuse? «Le soleil est présent toute la journée; nous n’allumons jamais avant le soir», confie Noémie.

C’est dans cette lumière convergente que se répartissent les aires à vivre du rez-de-chaussée: la cuisine à l’arrière, intégrant un îlot et une table de bois, une salle d’eau au centre et le séjour à l’avant. L’îlot agit comme un aimant, attirant Nicolas, le réalisateur télé, qui délaisse son bureau sombre au sous-sol pour venir fignoler un projet sur son portable, de même que Louis et Simon qui y font leurs devoirs.

À l’étage, le couple a aménagé une grande chambre avec walk-in ouvert. Deux autres chambres sont réservées aux enfants.

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2. Préserver l’âme de la maison

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sympatico.ca immobilier

Vous reportez vos rénovations d’été ou d’automne? Changez de stratégie!

Il est de retour! Le gouvernement du Canada a renouvelé le programme écoÉNERGIE Rénovations – Maisons, du 6 juin 2011 au 31 mars 2012.

En quoi consiste-t-il? Les propriétaires qui entreprennent des rénovations peuvent être admissibles à des subventions pouvant atteindre 5 000 $ en rendant leur résidence plus éconergétique. Le programme a déjà remis des incitatifs de rénovations à plus d’un demi-million de Canadiennes et de Canadiens et a permis aux participants du programme d’économiser en moyenne 20 % sur leurs factures d’énergie.*

Vous ne savez pas où commencer? Home Depot Canada peut vous aider dans le cadre de certains des projets de rénovation admissibles les plus fréquents :

Remplacer un conditionneur d’air inefficace

Garder sa résidence au frais est indispensable pour passer agréablement un autre été chaud au Québec. Il se peut que les vieux conditionneurs d’air ou systèmes de climatisation centraux ne fonctionnent plus comme avant et utilisent plus d’énergie qu’un nouveau modèle. Vous pourriez obtenir des ristournes de 25 $ à 250 $, tout en profitant d’un milieu de vie plus confortable, en vous procurant un modèle homologué ENERGY STAR®.

Rénover la salle de bain

Une façon économique de remodeler la salle de bain consiste à installer un meuble-lavabo plus moderne. Pour réduire votre investissement, optez pour un nouveau meuble de taille semblable à celle de votre meuble actuel, un lavabo assorti et un robinet à débit réduit. Pour profiter pleinement du programme écoÉNERGIE Rénovations – Maisons, songez à ajouter une autre mise à jour à votre remodelage – comme une nouvelle toilette à débit d’eau restreint ou à double chasse homologuée écoÉNERGIE (ce qui vous offrirait un rabais de 65 $). Ce rabais peut même s’appliquer à un maximum de quatre toilettes par maison.

Finir le sous-sol

Un sous-sol fini constitue l’endroit idéal pour accueillir de la visite et s’amuser en famille. Saviez-vous que le fait d’isoler cet espace pourrait réduire les frais de chauffage et de climatisation jusqu’à 20 %? Sans compter les rabais potentiels de 125 $ à 1 250 $. Un sous-sol chaud et une remise en argent – la combinaison parfaite pour l’automne.

Se préparer pour les grands froids

Puisque les fuites d’air représentent de 30 % à 40 % de la perte thermique des maisons, réparer les fuites avant que le mercure baisse pourrait signifier de grandes économies. De plus gros projets, comme l’installation de fenêtres et de portes homologuées ENERGY STAR®, pourraient vous permettre d’épargner jusqu’à 12 % sur votre facture d’énergie moyenne et d’obtenir un rabais de 40 $ par ouverture brute (il s’agit de la structure portante dans un mur ou un toit où des fenêtres, des portes ou des prises de jour en toiture sont installées).

Où commencer? C’est facile!

Inscrivez-vous auprès de Ressources naturelles Canada (RNCan) pour recevoir un numéro d’inscription en visitant le http://oee.nrcan.gc.ca/residentiel/personnel/inscription.cfm?attr=4 ou en composant le 1-800-622-6232.
Prenez un rendez-vous pour une évaluation en matière d’énergie avant les rénovations avec un conseiller en énergie certifié de RNCan. Si la propriété a déjà été évaluée dans le cadre de ce programme depuis avril 2007, il n’est pas nécessaire d’effectuer une nouvelle évaluation avant les rénovations.
Achetez des produits et effectuez des rénovations admissibles. Assurez-vous de conserver toutes vos factures.
Effectuez une évaluation après les rénovations avec un conseiller en énergie certifié de RNCan (vous avez jusqu’au 31 mars 2012).

Les propriétaires pourraient aussi profiter de mesures incitatives provinciales supplémentaires pour effectuer des mises à jour éconergétiques dans leur résidence.

Pour obtenir une liste complète des améliorations admissibles, des rabais du gouvernement fédéral, des liens pour trouver un conseiller en énergie certifié de RNCan dans votre région, et des rabais et mesures incitatives provinciales, visitez le http://www.homedepot.ca/options-eco. Visitez votre magasin Home Depot près de chez vous pour trouver une vaste sélection de produits admissibles aux rabais dans le cadre du programme écoÉNERGIE Rénovations – Maisons et profiter des services d’installation de Home Depot.

L’accessibilité diminue

MONTRÉAL | Montréal, auparavant reconnue comme une des villes au pays où la propriété est la plus accessible, a maintenant perdu son statut, selon des chiffres de la Banque RBC.
SIMON LORDAgence QMI
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« Cette baisse de l’accessibilité n’est pas encore dangereuse pour la demande d’habitation. Mais si ça continue au rythme observé depuis le début de l’année, cela pourrait commencer à peser sur les acheteurs », a dit Robert Hogue, économiste principal à la Banque RBC.
En parallèle, la mesure de l’accessibilité à la propriété calculée par Recherche économique RBC augmente sans cesse. Celle-ci calcule la proportion du revenu médian avant impôt qu’un ménage doit consacrer à ses versements hypothécaires (capital et intérêts), taxes foncières et services publics, pour un type de propriété donnée.
À Montréal, l’indice d’accessibilité pour un bungalow se situait à 42 % au deuxième trimestre de cette année. C’est nettement supérieur à sa moyenne de 37 % depuis 1985.
La situation est similaire pour les maisons de deux étages. Un acheteur moyen doit consacrer 55 % du revenu médian moyen pour défrayer les coûts de propriété ( versements hypothécaires, services publics et taxes foncières). C’est supérieur à la moyenne de 49 % au Canada.
Le prix moyen d’un bungalow individuel entre avril et juin dernier s’élevait à 286 100 $, une hausse de 8,2 % comparativement à l’an dernier. Les maisons de deux étages s’échangeaient en moyenne à 377 200 $, une augmentation de 13,5 %.
Moins pire qu’au Canada
« Nous sommes toujours en dessous de villes comme Vancouver ou Toronto, où l’indice d’accessibilité peut atteindre jusqu’à 95 %. Il s’agit là de marchés immobiliers tout à fait inabordables. Malgré cela, Montréal se retrouve au dessus de la moyenne nationale », a indiqué Robert Hogue.
Historiquement, soit depuis 26 ans, les Montréalais devaient débourser 42 % de leur revenu pour payer les coûts de propriété.
Les mesures d’accessibilité de RBC ont nettement augmenté dans la région de Montréal. Dans le cas des maisons à deux étages, la hausse atteint 2,3 %, tandis que pour les bungalows détachés, l’augmentation se situe plutôt à 1,4 %.
En comparaison, pour les bungalows individuels à Ottawa, Calgary et Edmonton, les acheteurs moyens doivent consacrer respectivement 41 %, 37 % et 34 % du revenu médian moyen pour défrayer les différents coûts de propriété.
Pire qu’ailleurs au Québec
Au Québec, entre avril et juin, la mesure d’accessibilité de RBC pour les bungalows se situait à 35 %, très près de sa moyenne depuis 1985 de 33 %. Dans le cas des maisons à deux étages, l’indice se situait plutôt à 44 %. C’est toutefois très loin des 42 % et 55 % observés dans la métropole.
Le poids des versements hypothécaires par rapport au revenu médian moyen, dans la ville de Québec, se situe entre 25 % et 30 % pour les bungalows et les maisons à deux étages. C’est donc nettement moins élevé, et plus abordable, qu’à Montréal, où les chiffres atteignent au dessus de 40 % pour les maisons à deux étages.

QUÉBEC

L’immobilier en perte de vitesse

SIMON LORD
Agence QMI

MONTRÉAL | Le marché immobilier de la province poursuit sa chute, qui dure depuis plus d’un an. Moins prononcé que ceux des trimestres précédents, le recul des ventes observé entre avril et juin marque le passage graduel d’un marché d’acheteurs à un marché équilibré.

À l’échelle de la province, plus de 23 064 transactions ont été conclues au deuxième trimestre. Il s’agit d’une baisse de 5 % par rapport au nombre de ventes enregistrées lors de la même période l’an dernier, selon la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

« Il faut toutefois comprendre qu’on se compare avec 2010, où les ventes avaient été gonflées par l’entrée en vigueur de nouvelles règles immobilières » , a dit Pierre Langlois, économiste à la FCIQ.

« Plusieurs acheteurs qui prévoyaient faire une acquisition cette année se sont précipités, pour éviter d’avoir à se conformer aux nouvelles lois », a-t-il précisé.

« Nous avions prévu un ralentissement d’environ 4 %. On estime donc que le marché devrait reprendre de la vigueur au cours des six prochains mois » , a ajouté M. Langlois.

Les prix ont néanmoins continué d’augmenter modérément au cours du deuxième trimestre. La valeur médiane d’une maison unifamiliale au Québec se situe présentement à 220 000 $. C’est une hausse de plus de 3 %.

Les copropriétés et les « plex », eux, ont enregistré une hausse de 4 %. Leur prix médian a atteint respectivement 205 000 $ et 332 250 $.

Le prix moyen des propriétés de tous les types s’est établi à 265 890 $ le mois dernier dans la province, en hausse de 4,6 % sur un an.

À l’échelle canadienne, le prix moyen a bondi de 8,7 % depuis l’année dernière, atteignant un sommet historique de 372 700 $. Aux États-Unis, la valeur de revente moyenne était de 224 000 $ en juin.

CASA

Qui doit payer pour le remplacement d’un balcon?

un condo dans un immeuble de 1993 à 22 condos, soit 11 de chaque côté, écrit M. Armand T. Je suis dans l’administration depuis un an.

« Il y a un copropriétaire dont le balcon est pourri et il faut qu’il soit remplacé.

« Il faut dire que durant plusieurs années, cette personne a fait un usage abusif en le nettoyant avec des produits du genre savon, eau de javel, en l’arrosant directement avec le boyau qu’il montait sur son balcon, même après des avertissements.

« Les autres balcons sont encore très bons. Dans la charte, je ne trouve rien concernant le remplacement des balcons.

« J’aimerais bien savoir si son balcon personnel fait partie de son espace privatif ou de l’espace commun. Est-ce qu’il doit le faire remplacer à ses frais ou par nos frais de condo? »

PARTIE PRIVATIVE OU COMMUNE

Il y a lieu de répondre à M. Armand T. que le mutisme de la déclaration de copropriété relativement à la catégorie dans laquelle il faudrait classer les balcons de l’immeuble fait en sorte que les dispositions du Code civil devraient s’appliquer.

Or l’article 1044 du code stipule clairement que « sont présumées parties communes le sol, les cours, balcons, parcs et jardins, etc. ».

Selon certaines déclarations de copropriété, le balcon peut être considéré soit comme une partie exclusive ou comme une partie commune à usage restreint, vu que le copropriétaire en a l’usage exclusif.

Le Code civil énonce cependant que « les règles relatives aux parties communes s’appliquent à ces parties communes à usage restreint ». Donc, à moins que d’autres données ne viennent modifier le tableau, il semble bien que le coût de la réparation ou du remplacement du balcon « usé trop vite » pourrait devoir être assumé par l’ensemble des copropriétaires.

BRANCHES DANGEREUSES

« Je vous écris à la suite d’une chronique portant sur les branches d’arbre d’un voisin qui empiètent sur un terrain, écrit M. Gaston P.

« De mon côté, les branches d’arbres de mon voisin passent carrément au travers de notre clôture

« Considérant que les deux locataires de mon immeuble ont de jeunes enfants et que les branches arrivent à la hauteur de leurs yeux, je trouve cette situation dangereuse. » M. Gaston P. fait remarquer qu’il est mentionné dans la chronique que le propriétaire « attaqué » par les branches des arbres du voisin n’est pas obligé de demander une injonction contre le voisin.

« Dois-je comprendre, écrit M. P., qu’après avoir signifié le problème à mon voisin par lettre certifiée et après avoir attendu un délai de trente jours, je peux moi-même couper les branches? »

PROCÉDURE ONÉREUSE

Il convient de répondre à M. P. qu’il n’a aucunement le droit de couper les branches envahissantes des arbres de son voisin.

S’il tient vraiment à les faire couper, il doit s’adresser au tribunal compétent par voie de requête pour demander qu’une ordonnance soit émise contre le voisin récalcitrant lui enjoignant de couper les branches. Une telle procédure pourrait s’avérer plus coûteuse que ce que l’on imagine. C’est pourquoi certains propriétaires incommodés par les branches voisines pourraient être tentés de ne réclamer que des dommages-intérêts pour les tracas et inconvénients qu’ils subissent. Une telle procédure devrait s’avérer moins onéreuse.

LE MARCHÉ IMMOBILIER RALENTIT

Pierre Couture
pcouture@lesoleil.com

Le marché immobilier ralentit dans la grande région de Québec. Au cours des six premiers mois de l’année, le nombre total de transactions s’est affiché en baisse de 2 %.

Les données compilées par la Chambre immobilière de Québec démontrent que 4061 ventes de résidences ont été réalisées dans la région métropolitaine de Québec entre le 1er janvier et le 30 juin 2011, soit 70 transactions de moins que durant la même période l’an dernier. «On peut parler d’un atterrissage en douceur», a signalé hier la directrice générale de la Chambre, Gina Gaudreault.

Au cours du premier semestre de 2011, les ventes de maisons unifamiliales ont timidement progressé de 1 %, alors que les ventes de condominiums ont baissé de 3 %. Les ventes d’immeubles d’appartements ont pour leur part chuté de 18 %.

Ainsi, 2768 maisons unifamiliales ont changé de main au cours des six premiers mois de l’année comparativement à 1020 copropriétés et à 268 multiplex (deux à cinq logements).

À la Chambre immobilière, on soutient que le marché de la revente évolue comme prévu, sans grande surprise. «Nous nous attendions à ce type de comportement de la part des acheteurs. Le marché se comporte selon nos prévisions», a précisé Mme Gaudreault.

Il faut dire que le nombre de nouvelles inscriptions ( 33 %) offre davantage de choix aux acheteurs. Au premier semestre, on comptait 3965 résidences sur le marché comparativement à 2984 un an plus tôt.

PRIX EN HAUSSE

Ce ralentissement du marché n’a toutefois pas empêché les prix des maisons unifamiliales de poursuivre leur ascension. Il faut maintenant allonger en moyenne 255 000 $ pour mettre la main sur une résidence dans la région métropolitaine de Québec, soit 5 % de plus que l’an dernier.

Du côté des condos, bien que les ventes soient en baisse, les prix ont également progressé de 5 % depuis l’an dernier, à 204 100 $.

À la Chambre immobilière, on est d’avis que les prix des maisons continueront de s’apprécier d’ici la fin de l’année, à moins évidemment d’une sévère cassure du marché.

Quoi qu’il en soit, les analystes s’attendent à un ralentissement du marché de la revente d’ici la fin de l’année, alors que la hausse des taux d’intérêt hypothécaires pourrait freiner l’ardeur des acheteurs ces prochains mois.

Les grands prêteurs ont d’ailleurs annoncé hier des hausses de leurs taux hypothécaires variant entre 0,10 % et 0,15 %. Par exemple, à la Banque de Montréal (BMO), le taux fermé d’un an affiché en succursale est passé à 3,60 %, le taux trois ans à 4,35 %, le taux cinq ans à 5,54 %, le taux sept ans à 6,44 % et le taux 10 ans à 6,80 %.

Or, certains économistes croient que la prochaine hausse du taux directeur de la Banque du Canada (actuellement à 1 %) pourrait être repoussée à l’an prochain.

Un signal plus clair viendra assurément du gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui fera savoir le mardi 19 juillet s’il procède à une hausse du taux directeur des prêts d’un jour.

Au Mouvement Desjardins, les économistes tablent sur un scénario de relèvement des taux en septembre, pas avant. Dans ses prévisions, Desjardins anticipe trois hausses successives (25 points de base chacune) du taux directeur cette année. Il devrait alors se situer à 1,75 % à la fin de 2011.